Réflexion d’une divergente

English text follows ;)

Pendant le congé des fêtes Nadine et moi avons visionné la série anglophone “Divergent.”

Cette trilogie est d’ailleurs ce qui a provoqué la réflexion que j’ai commencé à vous partager dans mon dernier blog. Si vous ne connaissez pas la série, je vous la résume ici. Basé sur des livres du même nom, l’histoire se déroule dans la ville de Chicago qui a survécu seule à la destruction mondiale deux cents ans auparavant. La population est organisée en factions. Les gens croient fermement que leur société doit maintenir ce système pour leur protection et survie. De plus un mur entoure la ville, qui est en passant en piètre état, pour les abriter contre les menaces extérieures.

Les regroupements en factions sont plus fort que les liens de sang et sont établis selon des aptitues et valeurs spécifiques et uniques à chaque équipe. Chaque caractéristiques est poussé à l’absolu aux détriments de d’autres qualités qui pourraient offrir un équilibre naturel. 

Ainsi les Érudits sont intelligents mais coupable de vanité.  

Les intrépides sont braves et doivent faire face à leurs pires angoisses afin de pouvoir défendre tous et chacun. Ils sont cependant incapable de démontrer aucune empathie. Ils obéissent aux ordres sans questionner.

Pour leur part,  le groupe Candeur maintient la justice et la loi avec justesse mais aussi froideur. 

Les travailleurs d’Amitié (Amity) sont gentils et calme. Ils produisent la nourriture nécessaire pour tous mais sont effacés. Ils n’ont pas vraiment de contact avec le reste du monde et sont pratiquement inconnus.

Ceux d’Abnégation ne pensent qu’aux autres. Ils n’ont même pas le droit de se regarder dans le miroir pour plus d’une fraction de seconde. Imaginer ce que cela ferait aux selfies!!! Leur humilité pourtant les rend très vulnérable aux abus.  Ils servent comme fonctionnaires et sont les dirigeants de la ville, car ils seraient le groupe le moins apte à être corrompu. Ceci cependant ne plaît pas aux Érudits qui se croient supérieur.

Tous les gens qui ne peuvent se conformé au code rigide et aux restrictions de sa faction; ceux qui sont devenu incapable d’en suivre les préceptes ou d’en accomplir les tâches, comme les personnes âgées ou blessées, se retrouvent dans le groupe des ‘sans-faction.’ On pourrait les comparer aux sans-abris, n’ayant pas de maison et vivant sous les ponts délabrés ou dans les stations de métro en ruines. Ils survivent grâce à la générosité des gens du groupe Abnégation et effectuent les travaux que personnes d’autres ne veulent faire. Ils ramassent les déchets conduisent les autobus, font de la construction. Appartenir à ce groupe est une honte, et la peur d’y être envoyé maintient les personnes assujetties dans leur faction. 

Pendant un rite de passage, les jeunes adultes subissent un test qui détermine leur vraie nature et les encourage donc à choisir la faction qui correspond à leurs aptitudes. Une fois la faction choisie, il est interdit de retourner à la précédente, ou d’être transférer dans une autre. La seule option serait de devenir un sans-faction. De plus si la personne choisie une faction autre que celle de son origine, elle doit couper tous les liens avec sa famille et amis. 

Pendant toute la série, Tris, le personnage principal, est tourmentée. Bien qu’elle pourrait appartenir à n’importe quelle faction parce qu’elles possédent les qualités déterminantes de chacune, elle ne peut pleinement s’y soumettre car en le faisant elle doit renier certains de ces traits de caractères. Elle vient à comprendre qu’elle est ‘divergente,’ animée des aptitudes pour chacune des factions. Cette jeune fille est brave, intelligente, gentille, magnanime, honnête et humble. Quelques personnes bien intentionnées de son entourage lui conseillent de réprimer toutes les autres facettes de sa personalité.  Sa survie en dépend car les divergents sont considérés comme des menaces pour leur société basé sur une stricte observance des règles et d’adhérence à la faction.

Bien que chaque faction apporte une contribution importante à la société et encourage le dévelopement de belles qualités, les gens sont prisonniers de leur fonction et n’ont aucune liberté de pensées ou d’actions. Ils doivent toujours être conforme aux consignes intransigeantes et étroite d’esprit de leur groupe sans pouvoir entretenir de relations ou de conversations avec les autres factions afin d’échanger des idées. Bien qu’ils fonctionnent côte à côte, chaque groupe est isolé et n’entretient aucune affinité ou solidarité avec des personnes d’autre faction. 

Tris n’est pas à l’aise avec ce modus operandi. Elle voudrait maintenir des liens avec sa famille. De plus elle est curieuse, elle n’est pas satisfaite du fonctionnement du système. Pour elle, il est inconcevable qu’il n’y ait pas d’autres vies au-delà du mur et que leur existence soit restrainte à la perpétuelle soumission aux règles des factions.

Tout au long des films, je ne pouvais m’empêcher de comparer cette trilogie avec l’état du monde actuel surtout pour nous en Amérique du nord. Bien que nous ne vivons pas une situation aussi extrême, je crois qu’il y a plusieurs rapprochements qu’on peut faire. 

Nous n’avons pas de mur (ben, pas encore) qui nous séparent du monde extérieur mais nous avons des frontières bien gardées. Nous ne fonctionnons pas sous un système de faction aussi élaborées, mais il reste que pour plusieurs, il y a d’importantes lignes de séparation qui existent entre les diverses fonctions et origines des gens. Dans bien des cas, et de différentes façons, nous acceptons et encourageons la polarisation et la séparation entre les gens. 

Au lieu de rechercher ce qui nous unit, nos points communs, nous mettons de l’emphase sur ce qui nous séparent et différentient les uns des autres comme si tout cela est néfaste. Au contraire cela devrait nous rendre plus grand, plus fort, plus respectueux. Il me semble que les gouffres s’approfondissent. Plutôt que de bâtir des ponts, bien souvent nous élargissons le fossé qui existe entre les groupes dont les riches et les pauvres. Qu’importe le sujet: santé, éducation, politique, avortement, changement climatique, armes à feu, écologie, abus, violence, il semblerait que nous sommes plus ou moins tous positionnés aux éxtrémités opposé de l’échelle d’opinion. Tout devient noir ou blanc avec aucun terrain d’entente. 

Certains dirigeants préfèrent se dire des bêtises et ridiculiser l’autre plutôt que d’essayer d’arriver à un compremis. Il est devenu plus important de gagner, de se montrer le meilleur et le plus fort que d’avoir des alliés. L’autre n’est trop souvent respecté qu’en fonction de ce qu’il m’offre au lieu de l’apprécier pour qui il est et ce qu’il offre à l’ensemble de la société. 

Je crois malheureusement que le film “Divergent” reflète de trop près notre propre réalité. Lorsqu’on met trop d’emphase sur nos propres valeurs, sur nos critères et les poussent au dessus des autres, comme étant les seuls point de références, nous retombons dans le chaos et la confusion. Nous dégradons alors la race humaine tout entière. 

Il est impératif que nous retrouvions un équilibre sain. Il nous faut accepter qu’entre le noir et le blanc il y a plusieurs tons de gris et qu’ils sont tous nécessaire pour la beauté et la survie de notre espèce mais aussi de la planète qui nous héberge.

Tous ceux qui comme moi aiment faire des puzzles savent que chaque morceaux aussi petit soit-il est important. Chacun par sa forme, sa grosseur et ses couleurs a une place bien précise et unique. Sans lui, la beauté du puzzle complété ne pourrait jamais être atteinte. Si l’on peut se rendre sur la lune et bientôt sur Mars, il me semble qu’on devrait pouvoir trouver: notre chemin pour aller à la rencontre de nos voisins; des remèdes pour des maladies aussi dévastatrices que le cancer; un système pour pourvoir au besoin d’eau propre et de nourriture pour tous. 

Je ne souffre pas d’anxiété écologique mais je me questionne beaucoup face à la condition humaine, la dignité de chacun, la survie de notre espèce mais aussi de celle de bien d’autres. 

Comme Tris, je suis une âme tourmentée. Il me semble que la vie de plusieurs pourraient être améliorer si le reste de la population acceptait de poser de petits efforts (et sacrifices). Comme Tris, je recherche une société où toute personne est traitée avec la même dignité quelque soit sont statut, sa race, son âge, sa richesse, son éducation, sa religion… Un continent où nos différences seraient célébrer comme une richesse et non pas une menace. Un monde où les ressources seraient utilisés consciencieusement et équitablement. Une planète où comme dans tous bons casse-têtes toutes les pièces tiendraient ensemble juste comme cela, tout bonnement!

Reflection a divergent

Over the Christmas break, we watched the franchise “Divergent.” I believe the series holds some interesting notions worth reflecting on in continuation with my last blog. For those of you who are not familiar with these movies (based on novels), it is a science-fiction story depicting a dystopian society. (Dystopia as an opposite to utopia- so a place that is far from ideal). The characters live in what is left of Chicago after some unknown events destroyed the rest of the world two hundreds years earlier. The city is surrounded by a wall that appears to protect them from outside threats but as the series evolve we realize it keeps them from discovering the truth. 

The survivors are divided in factions that are stronger than blood and built on specific aptitudes and values at the detriment of others. Erudite, intelligent but vain and devoid of any compassion; Dauntless, fearless and obey orders with no second thoughts; Candor, uphold the truth and the law with no regards for any other factors; Amity, kind to a fault value peace and harmony more than anything; Abnegation, selfless and caring who put the needs of others before their own but oppressed as they never fight for themselves. The faction Abnegation act as the public servants and lead the society as they are the ones less prone to corruption. That though is challenged by the Erudites who believe they are superior and more qualified for the job.

The people who don’t fit in any of the factions, those who fail their initiation or are no longer able to perform their duty such as the elders are harboured by the Factionless. They perform the jobs that no one else wants to do. They are the garbage collectors, construction workers, bus drivers, etc. They don’t have a home like others. They live in poverty under bridges or in empty subways, at the mercy of the generosity of others.    

During a rite of passage, each young adult undergoes a test in which their true nature is revealed encouraging them, though they remain free, to choose the faction that mirrors their own traits. Once you opt for a faction, regardless of which one it is, you are bound to it for life. You can never return to your original group and must even cut ties with your family and friends.

Throughout the series, Tris, the main character is tormented. While she could actually belong to any faction having strong aptitudes pertaining to each one, she can not fully embrace any of the groups as she would be denying some of her other personal traits and values in order to fit in. Tris, as a divergent, embodies the qualities of all factions. She is brave, intelligent, kind, honest and humble ready to serve. Still, in order to belong and survive in her society she is forced to choose one faction. Some well meaning people in her entourage, encourage her to ignore or at least hide the other forces in her in order to protect her identity and survive. 

Oh, did I forget to tell you that people that are divergent, that don’t fit in the established system of factions are seen as dangerous and therefore must be eliminated. 

There is beauty in each of the aptitudes fostered and praised by the individual factions. Dauntless for example must face and overcome their worst fears in order to be able to protect the masses. Abnegation aren’t even allowed to look in the mirror for more than a split second so they do not forget that others are more important than their own vanity. (Imagine what that would mean for selfies). Amity who provide food for the whole city work in isolation and are unknown, (a lot like our own farmers). It is when these aptitudes are isolated and regarded as the only important and beneficial ones that danger occurs.

I could not help to draw some parrallels with our North American reality, which I’m afraid as become a real dystopian world. We don’t have a wall yet but there sure are serious talks about it. Though there is no definite or recognized faction system, we certainly in many occasions and ways live by the same rules. In our world we find the haves and the have-nots; the anti-abortion and the pro-choice; those open to immigration and those totally against it; those who believe in climate change and those who don’t; those who lead and those who serve; those who are in and those who are out, those with morals and those without… It does not matter which topic we choose: education, guns, health, immigration,  it appears that most of us are at opposite ends of the spectrum.

Like in the movie, when we put too much emphasis on some values, beliefs and set them in opposition to others which are just as relevant and needed, we create chaos. When we think that some people are more important because of their race, their origin or their status we dehumanize all of us. We need to find balance in all aspect.

It seems to me that our world, our society has become in many ways less than ideal. We divide ourselves over values and positions pushed to the extremes with very little if any openess to the shades of grey in between. While we may debate over immigration, the causes of extreme weather patterns, as to know if we actually can make a difference or not, reality is in front of our eyes. The world is burning at a very fast pace, people are dying; shot, stabbed, bombed, falling from the sky… The results are there. We either learn to work together allowing our differences to become our strength and make this world a better place for everyone or we will continue to see it going to pieces.

I remember being much much younger and writing a poem that basically questionned how could we as a people find the resources and the means to create technology that allowed us to travel to the moon (now we are talking about Mars) and yet can not find our way to our neighbours home, a cure for cancer and other disease, a system to provide clean water and food for everyone… 

Like Tris, I am a tormented soul. I question every move I make, I wonder if and where I belong. I also feel terrible when my actions though well-intentioned, bring pain. Sometimes I too, choose to let the agony and the guilt get the better of me, yet, I know, I must be true to myself.

I dream of a world where people would be equals regardless of their race, religion, origins… Where whether you lead or serve you would be treated with the same dignity and expected to uphold the same standards of honesty and integrity. I dream of a society where each individual would be valued for who he or she is. I hope for a world where difference is actually celebrated rather than feared. I wish for a world where all our energy, all our resources and all our knowledge is used in a fair way. (I’ve learned from a wonderful teacher, Micheline Laguë that fair does not always mean equal.) I aspire for a world where everyone fits in and whose’s personal characteristics adds to the beauty of the puzzle. 

In my utopia, it would not be a matter of one or the other. Everyone would develops their personal strength while also embodying the virtues of humility, friendship, courage, and honesty. 

Interesting to judge or at least see my own world through the lenses of a movie!

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2 Comments

  1. Line January 25, 2020 at 8:26 am #

    Bon matin Lynne,
    J’adore lire tes réflections. J’aimerais bien voir la série que tu mentione. Eh oui, que ce serait un monde meilleur si les gens pourraient etre appréciées comme ils sont. Je ne désespere pas, pour ma part. En comparant le monde aujoud’hui et le monde de 1000 ans passés, nous avons avancé. lol Oui, je sais c’est un peu loin. Et le monde est meilleur que 50 ans passés. Nous avons loin a aller, ca c’est certain.

  2. Gilles Chartranreneg January 30, 2020 at 8:27 pm #

    Salut Nadine. Salut Lynne.
    Cet article ” Réflexion d’une divergente ” , je l’ai lut à deux reprises. Il porte à réfléchir.
    À la toute fin de ma deuxième lecture, un fait m’est ” sauté dans la face ” et j’ai découvert
    la chose, à mon avis, la plus importante qui manquait et c’est pourquoi tout au long de ma lecture
    quelque chose m’intriguait. Maintenant je le sais.
    Le manque TOTALE de liberté.
    Tant et aussi longtemps que tu ” fais le p’tit mouton ” et respecte tous les dictats………..tout va bien…..mais
    ne fais pas un ” pas de coté ” car tout change immédiatement. Tu deviens un renégat.
    Des ” prisons dorées ”, moi je n’accepterais JAMAIS cela . Sans liberté…ce n’est pas une VIE. Amen.